Comment remonter le temps

juillet 14, 2011 Non Par karambol

Oui, contrairement à une idée répandue dans les milieux scientifiques la machine à remonter le temps existe bel et bien et en plus elle est à la portée de tous : il suffit d’un accès internet et d’une (légère) obsession.
Un exemple concret tout de suite avec la chanson ci-dessous : Silhouettes pour laquelle j’ai eu un coup de foudre il y a quelques années et que j’ai entendu récemment en zappant sur des chaînes musicales.

Edité le 25/03/2013

Cette version de 2011 est en fait une reprise par Nuttea qui figure en bonne place sur son dernier album « Mr Reggae Music » qui est enfin dans les bacs, expression bientôt passé de mode à lère du téléchargement, et à  cette occasion il a accordé un entretien  à RFI Musique . Au passage pourquoi que 4 chansons sur Deezer ?

Mais fermons-là cette parenthèse sur l’actualité musicale et revenons a nos moutons et a cette chanson que l’auteur de ces lignes avait découvert en 1979 par le groupe Cygnus.

 

Les anglophones apprécieront au passage le changement d’atmosphère des paroles, mais là n’est pas notre propos : la version de 2011 que les plus jeunes ou les moins informés prendront pour une chanson originale est donc une reprise d’une chanson de 1979 .
Sauf que non ! Parce que la version de 1979 que dans ma grande naïveté (j’étais très jeune en 1979) je prenais pour une super chanson original géniaaale (à cause de la ligne de basse j’ai voulu devenir bassiste c’est vous dire), cette version était déjà une reprise d’une interprétation précédente par le célèbre crooner jamaïcain Dennis Brown en 1972.

Pour le coup en 1972 j’étais vraiment très jeune et je n’avais encore jamais entendu parler de Dennis Brown et encore moins de la version originale de 1957 (date à laquelle je n’étais même pas né) par le groupe The Rays (contenu en anglais) qui atteignit la 3ème place au Billboard avec ce titre.

Voila comment avec une simple chanson on peut remonter 54 ans en arrière sans trop d’efforts et se prendre pour HG Wells et, cerise sur le gâteau, on n’est même pas confronté au fameux paradoxe du grand-père.

On pourrait aussi s’interroger/s’extasier sur le fait que quelques clics suffisent a retrouver toutes ces informations alors qu’il l y a encore une quinzaine d’années il fallait être un collectionneur fou prêt a parcourir la moitié du monde pour, au fin fond d’un obscur magasin de disques, mettre la main,en échangeant une grosse poignée de billets avec un disquaire érudit et intarrissable sur les différentes versions du dit album, sur les enregistrements originaux d’une chanson connue d’une poignée d’initiés.

Déjà vu
Une légère impression de déjà vu ? C’est peut être parce que ce billet est une réécriture (un remix?!) d’un post commis en d’autres lieux par votre serviteur.

Modifié le 03/11/2011

Pour prouver que je ne dis pas que des bêtises (au moins sur l’influence de la musique nord-américaine sur la musique populaire jamaïcaine), je vous conseille la lecture de cette note sur le blog « A la recherche sons perdus«